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Par : Webmestre
Publié : 5 mars

Correction du brevet blanc

Réécriture : Les premiers, jadis aventureux et gais, portaient à leur cou le matricule 2124 d’un bureau de recrutement de la Seine. Ils avaient des bottes à leurs pieds.

Conseils préalables :
Ces conseils sont valables pour tous les devoirs, ou presque, et toutes matières confondues.
Pensez à sauter des lignes, à faire un brouillon pour recopier proprement, pensez à soigner votre écriture
Quand vous devez citer le texte, faites-le clairement, entre guillemets, avec éventuellement le numéro de la ligne
Rédigez systématiquement des phrases, et pensez à utiliser la ponctuation pour mettre en valeur vos propos
Respectez bien la numérotation du sujet et son ordre
Ecrivez les nombres en toutes lettres et évitez les abréviations.

Correction des questions :
Questions :
1) a) La scène se déroule dans les tranchées : « de tranchée en tranchée » ligne 5, « la boue » ligne 8, « les boyaux » ligne 12, « les boyaux étroits » ligne 17, « les tranchées de première ligne » ligne28

1) b) Le texte fait allusion à la première guerre mondiale : « c’était le premier mois de 1917 » ligne 11

2) a) Le texte nous dépeint les soldats comme fatigués « les yeux cernés », « épuisés ». Ils s’enfoncent dans la boue, sous la neige. Leurs vêtements sont mouillés : ils ont froid. Ils vivent en permanence dans l’inconfort. Ils sont nombreux et ils ne parlent plus. Ils ont l’air inertes, à tel point que le texte parle de leur « regard muet »

2) b) « Les cinq soldats aux bras liés avec de la corde » sont des prisonniers : leurs bras sont attachés et ils sont accompagnés par des hommes armés.
A la ligne 33, on apprend que Bastoche est condamné à mort. « Les cinq soldats aux bras liés avec de la corde » sont donc des prisonniers qui traversent les tranchées et qui vont vers le lieu de leur exécution.

3) a) Les verbes sont majoritairement conjugués à l’imparfait.
3) b) La valeur de ce temps dans le 2ème paragraphe est descriptive.
3) c) La valeur de ce temps dans le 3ème paragraphe est celle de la répétition : ils avancent inlassablement dans la boue…

4) a) La première phrase de l’extrait rappelle les contes : « il était une fois », « le premier », « floc et floc », les répétitions « de tranchée en tranchée » lignes 5 et 7, la mention des "bottes", comme les bottes de 7 lieues.
4) b) La fin du texte est violente : elle parle de condamnation à mort, cela ne va pas bien finir…
5) a) C’est une phrase non verbale

5) b) Ce sont les visages des soldats présents dans les tranchées traversées par les prisonniers, ceux qui attendent d’aller au front.
5) c) Ils les observent, ils les dévisagent.
6) Pour opposer le présent et le passé du personnage principal, Bastoche, l’auteur faits des allers-retours entre les deux temps, par flashback (analepse) aux lignes 22 à 26, et 32 .
Dans son passé, avant la guerre, le personnage a un prénom (Bastoche), des loisirs (« il allait boire »), un métier « il était menuisier »), du confort (« une ceinture de flanelle »), un domicile avec des fenêtres et sûrement une amoureuse (« une fille aux cheveux noirs (...) dans son lit »). Dans son passé, il est caractérisé individuellement et on peut facilement s’identifier à lui et se retrouver dans les détails de son quotidien.
Dans son présent, c’est l’horreur qui domine : il n’existe plus que sous un matricule (« 2124 »), il n’a plus de confort (« des bottes à ses pieds, prises à un Allemand », « la boue »), il n’a plus ni loisir ni plaisir, il est prisonnier et condamné à mort.

7) Sur l’image, nous voyons deux soldats, avec des visages qui ressemblent à des têtes de mort, dans une flaque de boue, cernés par des armes et des barbelés, dans ce qui semble être une tranchée. On distingue même des cadavres, des membres mutilés. C’est la couverture d’un album de bande dessinée, écrite par Tardi et intitulée C’était la guerre des tranchées, 1914 – 1918.
Si le texte ne parlait pas de soldat mort, il évoquait en tout point les tranchées dans toute leur horreur comme le fait cette illustration : ce sont les mêmes thèmes, même lieu, même époque

8) Cette image met mal à l’aise, elle fait même peur : elle n’est pas aussi réaliste qu’une photographie mais elle illustre parfaitement tout ce qui ressort d’effrayant dans les témoignages des poilus. Elle est violente et appelle notre pitié, à l’instar* du texte, qui présente les tranchées et les soldats qui y vivent et qui y passent d’une telle façon qu’on ne peut que les plaindre vivement et souhaiter ne jamais avoir à revivre cela.
* à l’instar est une expression qui veut dire « de la même manière », « comme »

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